Les autorités se sont peu à peu rendu compte que la distribution de seringues stériles était indispensable pour préserver au maximum la santé des personnes dépendantes de drogues dures. C'est la raison pour laquelle elles ont autorisé la vente des Stéribox, ces petites boîtes qui contiennent seringues, tampons alcoolisés et préservatifs.
Les pharmatiens sont de plus en plus nombreux à accepter de les vendres et plusieurs associations ont été autorisées à les distribuer aux toxicomanes dans la rue. Ainsi, ces derniers peuvent se piquer sans risquer d'attraper le sida ou une hépatite.
L'accoutumance :
Quelques heures après une prise, toutes les impressions envoûtantes cèdent la place à la réalité, qui paraît alors très crue. Pour retrouver un état de bien-être total, il faut prendre une nouvelle prise : c'est le début du cycle infernal.
« J'avait décidé que je ne le ferais que le week-end. Mais très rapidement, j'ai fait des exception durant la semaine. En deux mois, je prenais une dose quotidienne... »
Au début, les inhalations, les sniffs ou les injections sont généralement espacés de quelques jours, parfois de quelques semaines. A ce moment-là, il est sans doute encore possible de tout envoyer promener et de dire non à cette drogue. Mais ce n'est déjà plus évident : l'envie d'une nouvelle dose se fait sentir, le milieu des toxicomanes fait pression pour que le nouveau consommateur ne lui tourne pas le dos... Quelques jours ou quelques semaines plus tard, on risque de ne plus pouvoir y renoncer. En effet, avec l'héroïne il se produit un phénomène qu'on appelle la tolérance et qui conduit a l'accoutumance : c'est-à-dire que celui qui en prend doit systématiquement en augmenter la dose pour obtenir l'effet recherché. Vient un moment où même des quantités énormes ne sont plus suffisantes. L'accoutumance peut être extraordinairement rapide. Au bout d'un mois, certains consommateurs ont besoin de dix fois la dose qu'ils ont prise la première fois pour obtenir lers mêmes sensations !
Il est important de signaler que tout le monde n'est pas sur un pied d'égalité face a l'accoutumance. Il arrive que quelques individus, ils sont rares, soient moins sensibles à ce phénomène. Le problème est que personne ne peut savoir par avance à quelle catégorie il appartient.
Parti pris :Face à l'héroïne,Nous sommes comme des ratsLes rats ne sont pas égaux face à l'héroïne. Prenez cent rats. Donnez-leur de l'héroïne. Environ 70 d'entre eux deviendrons tout de suite dépendants. L'homme est comme le rat. Il ne sait pas d'anvance si fera partie de ces 70% ou des 30% qui sont plus résistants. Et s'il fait partie des 70%, l'héroïne peut faire de lui un rat.
Les pharmatiens sont de plus en plus nombreux à accepter de les vendres et plusieurs associations ont été autorisées à les distribuer aux toxicomanes dans la rue. Ainsi, ces derniers peuvent se piquer sans risquer d'attraper le sida ou une hépatite.
L'accoutumance :
Quelques heures après une prise, toutes les impressions envoûtantes cèdent la place à la réalité, qui paraît alors très crue. Pour retrouver un état de bien-être total, il faut prendre une nouvelle prise : c'est le début du cycle infernal.
« J'avait décidé que je ne le ferais que le week-end. Mais très rapidement, j'ai fait des exception durant la semaine. En deux mois, je prenais une dose quotidienne... »
Au début, les inhalations, les sniffs ou les injections sont généralement espacés de quelques jours, parfois de quelques semaines. A ce moment-là, il est sans doute encore possible de tout envoyer promener et de dire non à cette drogue. Mais ce n'est déjà plus évident : l'envie d'une nouvelle dose se fait sentir, le milieu des toxicomanes fait pression pour que le nouveau consommateur ne lui tourne pas le dos... Quelques jours ou quelques semaines plus tard, on risque de ne plus pouvoir y renoncer. En effet, avec l'héroïne il se produit un phénomène qu'on appelle la tolérance et qui conduit a l'accoutumance : c'est-à-dire que celui qui en prend doit systématiquement en augmenter la dose pour obtenir l'effet recherché. Vient un moment où même des quantités énormes ne sont plus suffisantes. L'accoutumance peut être extraordinairement rapide. Au bout d'un mois, certains consommateurs ont besoin de dix fois la dose qu'ils ont prise la première fois pour obtenir lers mêmes sensations !
Il est important de signaler que tout le monde n'est pas sur un pied d'égalité face a l'accoutumance. Il arrive que quelques individus, ils sont rares, soient moins sensibles à ce phénomène. Le problème est que personne ne peut savoir par avance à quelle catégorie il appartient.
Parti pris :Face à l'héroïne,Nous sommes comme des ratsLes rats ne sont pas égaux face à l'héroïne. Prenez cent rats. Donnez-leur de l'héroïne. Environ 70 d'entre eux deviendrons tout de suite dépendants. L'homme est comme le rat. Il ne sait pas d'anvance si fera partie de ces 70% ou des 30% qui sont plus résistants. Et s'il fait partie des 70%, l'héroïne peut faire de lui un rat.
