L'héroïne pur

L'héroïne pur
L'héroïne qu'est ce que c'est ?


L'héroïne est opiacé puissant, obtenu à partir de la morphine.
Les opiacés sont des substances naturelles contenues dans le latex receuilli sur une plante, le pavot, qui sert également à la fabrication de l'opium.



A quoi ça ressemble ?


L'héroïne se présente sous forme d'une poudre. Elle est la plupart du temps injéctée en intraveineuse, après dilution et chauffage. Les pratiques d'injéction semblent en baisse. L'héroïne est également sniffée et fumée.



Historique :


En 1888, un chimiste allemend
préconise d'employer l'héroïne
synthétisée pour soigner la Tuberculose.

Médication « héroïque » , elle est considérée comme susceptible de substituer à la morphine dans le traitement des douleurs et de la toux. Rapidement, son utilisation devient abusive. Aux Etat-Unis, on estimait à près de 500 000 le nombre de personnes dépendantes à l'héroïne à la veille de la première Guerre mondiale.
En 1923, la Société des Nations déclare le produit dangereux et de faible intérêt thérapeutique.

En 1924, l'utilisation non médicale de l'héroïne est prohibée aux Etat-Unis ; elle y sera totalement interdite en 1956 et en 1963 en France. Certains pays continuent à l'utiliser dans les pratiques médicales (comme la Suisse et l'Australie).

# Posté le vendredi 20 janvier 2006 13:16

Modifié le samedi 21 janvier 2006 04:10

héroïne

héroïne
Effets et dangers de l'héroïne !



L'héroïne provoque l'apaisement, l'euphorie et une sensation d'extase. Elle agit comme un antidépresseur. Les effets recherchés peuvent traduire un mal-être psychique, une souffrance , un besoin d'oubli.
L'effet immédiat de l'héroïne est de type «orgasmique ». C'est le « flash ». Il est suivi d'une sensation d'euphorie puis de somnolence, accomagnée parfois de nausée, de vertiges, et d'un ralentissement de rythme cardiaque.

En cas d'usage répété, le plaisir intense des premières consommations de dure en générale que quelques semaines. Cette phase peut être suivi d'un besoin d'augmenter la quantité du produit et la fréquence des prises. La place accordée à cette consommation est telle qu'elle modifie la vie quotidiene de l'usager. Des troubles apparaissent, dont l'anorexie et l'insomnie.
La dépendance s'installe rapidement dans la majoritée des cas. L'héroïnomane oscille entre des états de soulagement euphoriques (lorsqu'il est sous l'effet de l'héroïne)
et des états de manque qui provoquent anxiété, agitaion...

La dépendance à l'héroïne entraîne des risques sociaux importants. Elle déclenche un processus de marginalisation chez certains usagers. L' overdose de l'héroïne peut provoquer une insuffisance respiratoire entraînant une perte de connaissance et éventuellement la mort...
L'injéction entraîne des risques d'inféction (notamment pas les virus du sida et des hépatites B et C) si l'usager ne se sert pas d'un matériel d'injéction stérile, à usage unique.

« Tous les trois, nous étions inséparables. Le samedi, on buvait beaucoup. Et puis on s'est mis a essayer de nouveau produits. Un soir, ça a été l'héroïne. On a beaucoup aimé l'effet que cela nous faisait. Pendant un certain temps, on a plané tous les week-ends.
Ca a renforcé nos liens. Et puis, on s'est mis a multiplier les doses. On a tellement sombré qu'il n'y avait plus que la poudre qui comptait...
Les copains, je ne sais même pas ce qu'ils sont devenus... »



La transmission de maladies :


La transmission de maladies graves est un autres risque majeur que courent les héroïnomanes. C'est ainsi que le sida et les hépatites ont fait des ravages parmi eux. C'est par le biais du matériel d'injéction que l'épidémie s'est rapidement propagée. Il n'y a pas longtemps, les toxicomanes avaient presque autant de difficultés à trouver une seringue stérile qu'une dose de drogue. Ils s'échangeaient donc leurs seringues usagées. Le risque majeur étant bien entendu de se transmettre en même temps virus et autres microbes

« je savais pourtant qu'il ne fallait pas utiliser la seringue d'un autre... Mais voilà, quand j'ètait en manque, je ne pouvais plus le savoir. Et encoren j'ai de la chance dans mon malheure car j'ai une hépatite mais j'ai échappé au sida...»

# Posté le vendredi 20 janvier 2006 13:21

pavot

pavot
Les autorités se sont peu à peu rendu compte que la distribution de seringues stériles était indispensable pour préserver au maximum la santé des personnes dépendantes de drogues dures. C'est la raison pour laquelle elles ont autorisé la vente des Stéribox, ces petites boîtes qui contiennent seringues, tampons alcoolisés et préservatifs.
Les pharmatiens sont de plus en plus nombreux à accepter de les vendres et plusieurs associations ont été autorisées à les distribuer aux toxicomanes dans la rue. Ainsi, ces derniers peuvent se piquer sans risquer d'attraper le sida ou une hépatite.



L'accoutumance :


Quelques heures après une prise, toutes les impressions envoûtantes cèdent la place à la réalité, qui paraît alors très crue. Pour retrouver un état de bien-être total, il faut prendre une nouvelle prise : c'est le début du cycle infernal.

« J'avait décidé que je ne le ferais que le week-end. Mais très rapidement, j'ai fait des exception durant la semaine. En deux mois, je prenais une dose quotidienne... »

Au début, les inhalations, les sniffs ou les injections sont généralement espacés de quelques jours, parfois de quelques semaines. A ce moment-là, il est sans doute encore possible de tout envoyer promener et de dire non à cette drogue. Mais ce n'est déjà plus évident : l'envie d'une nouvelle dose se fait sentir, le milieu des toxicomanes fait pression pour que le nouveau consommateur ne lui tourne pas le dos... Quelques jours ou quelques semaines plus tard, on risque de ne plus pouvoir y renoncer. En effet, avec l'héroïne il se produit un phénomène qu'on appelle la tolérance et qui conduit a l'accoutumance : c'est-à-dire que celui qui en prend doit systématiquement en augmenter la dose pour obtenir l'effet recherché. Vient un moment où même des quantités énormes ne sont plus suffisantes. L'accoutumance peut être extraordinairement rapide. Au bout d'un mois, certains consommateurs ont besoin de dix fois la dose qu'ils ont prise la première fois pour obtenir lers mêmes sensations !
Il est important de signaler que tout le monde n'est pas sur un pied d'égalité face a l'accoutumance. Il arrive que quelques individus, ils sont rares, soient moins sensibles à ce phénomène. Le problème est que personne ne peut savoir par avance à quelle catégorie il appartient.


Parti pris :Face à l'héroïne,Nous sommes comme des ratsLes rats ne sont pas égaux face à l'héroïne. Prenez cent rats. Donnez-leur de l'héroïne. Environ 70 d'entre eux deviendrons tout de suite dépendants. L'homme est comme le rat. Il ne sait pas d'anvance si fera partie de ces 70% ou des 30% qui sont plus résistants. Et s'il fait partie des 70%, l'héroïne peut faire de lui un rat.

# Posté le vendredi 20 janvier 2006 13:25

Modifié le samedi 21 janvier 2006 04:11

herrooooo

herrooooo
Dépendance à l'héroïne :


A l'accoutumance vient rapidement s'ajouter la dépendance. Pour certains, la dépendance s'installe après une seule prise et débouche ainsi immédiatement sur une toxicomanie grave. La dépendance à l'héroïne peut se définir ainsi :
-Le besoin de drogue est grand. Si on n'en a pas, on est malade.
-La recherche de la drogue occupe la plus grande partie de la journée.
-Vivre sans héroïne devient impossible à imaginer.
-Rien d'autre n'a plus la moindre importance, ni les amis, ni le travail, ni les loisirs.

Pourtant, toutes les personnes dépendantes ont commencé par dire qu'elles ne le seraient jamais. Lorsque leur dépendance est manifeste pour les autres, elles la nient encore. Et c'est seulement lorsqu'il est beaucoup trop tard qu'elles acceptent l'évidence.

« Au début, quand on me disait que j'allais devenir une junkie, je rigolais. Je disais que je ne me laisserais jamais avoir. Et puis, j'ai commencé à faire la manche pour avoir ma dope. Je ne voulais toujours pas voir que j'était devenue accro. Maintenant, je ne m'en sors plus. »

Dès que la dépendance commence à s'installer chez le consommateur de poudre, toute une série de symptômes physiques et psychiques lui rendent la vie plus difficile, ce qui l'incite à reprendre une nouvelle dose le plus rapidement possible.


Le manque :

L'héroïne intoxique le corps. Dès qu'il n'a pas sa dose, l'organisme réagit fortement, c'est ce qu'on appelle le manque. Le toxicomane est alors victime de vomissement, de diarrhées, de constipation. Il a des sueurs froides, des crampes musculaires, des problèmes respiratoire, des insomnies. Il se sent très mal physiquement.

« Quand je vient de consommer, je vais bien. Quand je suis en manque, c'est l'obsession. Je suis prêt à tout pour trouver ma dose. »

Quand la crise de manque survient, le toxicomane ne cherche plus que de la drogue pour retrouver un état de bien-être : ce qu'il veut par-dessus tout, c'est supprimer le malaise physique qui l'envahit, ne plus avoir mal !

Du point de vue psycologique, il ressent le phénomène de manque d'une façon tout aussi aiguë : il est angoissé, dépressif. Le manque le plonge dans un état d'agitation intense. Bref, il a l'impression irrépressible qu'il ne peut vivre sans sa dose. Et pourtant, un héroïnomane ne meurt jamais d'une crise de manque. Ce qui peut en revanche le faire mourir, c'est la volonté d'en finir avec la vie, les maladies souvent graves qui l'affectent en raison de sa toxicomanie et, surtout, le surdose.

# Posté le vendredi 20 janvier 2006 13:29

chemin de l'héro...

chemin de l'héro...
S'en sortir :

Certain toxicomanes arrivent à s'en sortir grâce à leur seule volonté et à une motivation à toute épreuve. C'est néanmoins très rare. Une aide exterieure est donc en général indispensable. Elle doit nécessairement s'étendre sur une longue période, quelque soit le traitement. Il n'y a pas longtemps, on pensait encore qu'on pouvait contraindre un toxicomane à suivre une cure de désintoxication. C'est ainsi que des juges condamnaient un toxicomane à une peine de prison qui n'est effective que si le prévenu refuse de suivre une cure dans un établissement (même encore aujourd'hui cela ce produit).

« C'ètait la cure de désintox ou la tôle. J'ai choisi la première. Mais l'envie de recommencer était tellement grande que je n'ai rien fait pour sortir du « millieu ». Quinze jours après la fin de ma cure, je me shootais autant qu'avant. »

Ce genre de traitement imposé ne donne pratiquement pas de résultat positif. D'ailleurs, même un toxicomane qui demande lui-même à suivre une cure de désintoxication dans un centre reconnu n'est pas certain d'éviter la rechute, loin de là. On estime ainsi qu'en moyenne trois cures de désintoxication sont nécessaires pour permettre à un toxicomane de s'en sortir. Pratiquement, il faut deux à dix jours pour que le corps se désintoxique. Durant cette période, le toxicomane absorbe des médicaments qui lui permettent de supporter les effets du manque. Quand à la dépendance psychique, il la ressent beaucoup plus longtemps. Seule une grande motivation intérieure permet de la surmonter.


Traitement à l'aide de la méthadone :


Pour améliorer les conditions d'existence des toxicomanes et les aiders à s'en sortir, on a aussi commencé à leur proposer un traitement leut permettant de vivre presque normalement. On remplace l'héroïne par la méthadone.
La méthadone a été créé en Allemagne, durant la Seconde Guerre mondiale, pour remplacer la morphine qui manquait dans les hôpitaux. La méthadone se présente sous forme de comprimés ou de liquide. Ses effets durent une journée entière. Elle est toujours administrée par voie orale, pour ne pas perpétuer le geste de l'injéction. La méthadone ne produit aucune sensation particulière. En revanche, elle supprime l'effet de manque créé par l'absence d'héroïne. Il n'en reste pas moins que la méthadone est un opiacé et qu'elle provoque une forte dépendance. En France, de nombreux toxicomanes suivent une cure à la méthadone dans divers centres et chez leur médecin. Ce traitement, qui peut être suivi à très long terme, leur permet de retrouver la santé, physique et psychique, et de se réinsérer dans la société.

« Depuis que je suis sous méthadone, je revis. Je n'aurais jamais décroché autrement. Ca m'est égal si je doit continuer ce traitement pendant des années, du moment que je peux mener une vie normal. »

Une bonne partie d'entre eux se coupe ainsi du milieu des toxicomanes, renonce à toute forme de délinquance, s'éloinge de la misère. Les promoteurs de ca traitement affirment qu'on offre ainsi une bouée de sauvetage à des personnes qui sont en train de se noyer.

# Posté le vendredi 20 janvier 2006 13:33